Παρασκευή, 3 Ιουνίου 2011

Ο ΓΑΛΛΟΣ ΓΕΝΙΚΟΣ ΠΡΟΞΕΝΟΣ ΤΗΣ ΘΕΣΣΑΛΟΝΙΚΗΣ ΔΙΠΛΑ ΣΤΟΥΣ ΑΓΑΝΑΚΤΙΣΜΕΝΟΥΣ: "ΔΕΝ ΞΕΠΟΥΛΑΜΕ ΤΟΝ ΛΕΥΚΟ ΠΥΡΓΟ"

Προσωπικό blog έχει ο Γάλλος Γενικός Πρόξενος στη Θεσσαλονίκη κ. Christian Thimonier.. Ο Πρόξενος, ο οποίος είναι φιλέλληνας και μιλά απταίστως Ελληνικά, τάσσεται απροκάλυπτα μέσω του ιστολογίου του υπέρ των Αγανακτισμένων πολιτών. Ο κ. Thimonier ξεκαθαρίζει στο κείμενό του ότι η Ελλάδα, ο Λευκός Πύργος και η Ιστορία της ΔΕΝ ΞΕΠΟΥΛΙΕΤΑΙ, σε μια θετική για τους Αγανακτισμένους προσέγγισή του!

"Οι "Αγανακτισμένοι" της Θεσσαλονίκης συναντώνται πλέον στη βάση του Λευκού Πύργου, στον οποίο έχουν αναρτήσει: "ΔΕΝ ΠΩΛΕΙΤΑΙ", για το οποίο πανό δε χαμογελά κανείς. Μεταξύ τους χιλιάδες φοιτητές, ακτιβιστές, και θεατές-περιπατητές της "Παραλίας" που περπατούν το βραδάκι κατά μήκος της θάλασσα και "αρπάζουν" κουβεντες, πριν φύγουν με τα παιδιά τους, τους σκύλους και τα καροτσάκια. Δεν έχει καμία σχέση με τα βίαια γεγονότα του 2008: ένας πραγματικός καθρέπτης της ελληνικής κοινωνίας με τις δυσκολίες και τις μεγάλες ανησυχίες της, καθώς και την πρώτη γραμμή: το μέλλον της νεολαίας, η ανυπομονησία αντιμέτωπη με τους πολιτικούς και τους ξένους στο πλευρό της Ελληνικής οικονομίας" .........

Ακολουθεί το πρωτότυπο κείμενο από το προσωπικό Blog του Γάλλου Γενικού Πρόξενου στη Θεσσαλονίκη:

Ne vendons pas la Tour Blanche…  (ΔΕΝ ΞΕΠΟΥΛΑΜΕ ΤΟΝ ΛΕΥΚΟ ΠΥΡΓΟ...)

Les « Indignés » de Thessalonique se réunissent désormais au pied de la Tour Blanche, barrée d’un « Pas a vendre » qui ne fait sourire personne. On trouve parmi eux beaucoup d’étudiants, des militants alternatifs, et des badauds de la « Paralia », qui font corso, le soir, le long de la mer, et viennent attraper un bout de discours, avant de repartir avec les enfants, chiens et poussettes. Rien à voir avec les violentes manifestations de 2008 : un vrai miroir de la société grecque avec ses difficultés et ses grandes inquiétudes, et au premier rang : l’avenir des jeunes, l’impatience envers les hommes politiques et les étrangers au chevet de l’économie grecque.
Une caricature parmi dix autres me fait mal : le parallèle entre un char nazi au pied de l’acropole en 1941 et l’U.E en 2011. C’est sans doute la limite de la démarche, et de toute « indignation » qui ouvre la porte à la déraison. « Papandreou juif » est aussi noté sur le « mur de la démocratie » de carton, à même le sol. Un jeune passant rit. Pas moi. Il est francophone, étudiant : il se plaint du concours-bachotage pour l’entrée à l’université, des filières sans débouchés professionnels, et pense à quitté la Grèce. Il a un oncle aux Etats-Unis
Comment ne pas être sensible à ce « ras-le-bol » que l’on sent monter dans la société grecque, mais aussi aux risques de dérives, comme celle de la société italienne des années 70 ? Il est urgent d’ouvrir des perspectives, au-delà de la purge (sans doute indispensable) et de la saignée infligée à la société grecque. C’était aussi ma réflexion face à l’assemblée attentive et nombreuse de la rencontre sur l’innovation que nous avons organisée à la mi-mai avec le centre d’excellence Eketa : chercheurs grecs et français, représentants des centres d’innovations, scientifiques-entrepreneurs ont échangé pendant deux jours avec intensité. Les promesses des énergies nouvelles, les richesses de la biodiversité de Grèce du nord, les ressources des transports modernisés ont été explorées avec une volonté d’innovation pratique et un sans de la prospective très communicatifs. La Zone d’Innovation de Thessalonique et notre technopole « Sophia Antipolis » pourront-elles s’allier ? En tout cas un pas en avant aura été accompli, et les chercheurs-innovateurs ont échangé idées, e-mail et initiatives.
La présentation des financements français pour l’innovation par la vice-présidente de la chambre de commerce franco-hellénique a fait « tilter » plus d’une cervelle : petit pas pour la construction d’une Europe de la connaissance en action ! Dès le lendemain, de jeunes chercheurs l’approchaient sur le campus d’Aristote pour en savoir plus.
Le lendemain aussi, le responsable des services commerciaux de notre ambassade me disait sa volonté d’organiser l’an prochain une rencontre des entrepreneurs français et des Balkans à Thessalonique. Quelques jours plus tard c’était notre responsable de la politique de « biodiversité » Gilles Bœuf qui me donnait son accord pour le coupler avec une autre rencontre franco-grecque centrée sur l’exploitation raisonnée de la biodiversité.
Indignons-nous donc (il faut avouer que les raisons ne manquent pas !) mais travaillons aussi, Grecs et Français, car les voies de sortie de crise existent, et la Grèce du nord a bien des ressources, naturelles, intellectuelles et humaines. Il faut s’en donner les moyens : réformer, économiser, et même, osons-le mot, privatiser. Sans vendre la Tour Blanche !

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